Samedi 22 septembre 2007
Le modèle de Bates permet l’obtention d’une valeur qui prend en compte les dividendes encaissés jusqu’à la cession et le produit de la cession.
L’apport de ce modèle réside dans sa prise en compte d’un grand nombre de paramètres. Sont en effet retenus :
-          le Price Earning sectoriel à l’instant de l’évaluation
-          le pay-out
-          le taux de rendement demandé sur le marché des actions
Le raisonnement mathématique amenant à l’équation finale est lourd et ne sera pas présenté ici. Retenons cependant que l’usage du modèle est simple puisqu’il existe des tables, les tables de Bates, qui donne immédiatement le résultat à l’équation (dans la pratique une calculette programmable est utilisée !).
Cette méthode est assez usuelle dans le cas d’évaluation de sociétés cotées.
par Nicolas Simonnet publié dans : Valorisation d'entreprise
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 29 août 2007
En partant de la formule précédente, le modèle de Gordon-Shapiro aboutit à deux formules :
 
La première est obtenue en posant deux hypothèses malheureusement très réductrices :
-          la croissance des dividendes est supposée constante à un taux g avec un pay-out stable ;
-          on considère l’investissement sur une période n qui tend vers l’infini.
 
On a alors : Vo = D1/ (t – g)
 
Avec D1 le dividende versé au titre de l’année en cours et encaissé à l’année 1, t le taux de rentabilité risqué et g le taux de croissance du dividende à l’infini.
 
La deuxième est le résultat d’un aménagement des hypothèses précédentes :
-          les prévisions sur les dividendes portent sur Di, avec i de 1 à n ;
-          à partir de l’année n, la croissance des dividendes est constante à un taux g avec un pay-out stable.
 
Dès lors on obtient : Vo = ∑(Di/ (t – g)i ) + (Dn/ (1 + t)n) ((1 + t)/(t – g))
 
Avec i = 1, …, n
 
Cette deuxième formule est beaucoup plus intéressante que la première car elle s’appuie sur des flux réels et permet de prendre un taux de rentabilité risquée différent pour chaque période. Ces formules étant extrêmement sensibles aux taux pris en considération, la deuxième formule possède un avantage important sur la première. Cependant, elle s’appuie toujours sur des éléments difficiles à déterminer et donne une valeur sans aucune considération du marché.
 
par Nicolas Simonnet publié dans : Valorisation d'entreprise
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 24 août 2007
Le raisonnement est le même que ci-dessus, mais cette fois la valeur de certain éléments du bilan est réévaluée.
Il ne suffit plus d’utiliser la valeur comptable de chaque élément du bilan mais d’en évaluer leur véritable valeur économique.
Différentes approches sont alors possibles :
 
-          L’usage de la valeur de liquidation : dans cette situation les éléments de l’actif sont évalués en supposant une situation de liquidation ;
 
-          La valeur probable de négociation : qui suppose une continuité de l’activité ;
 
-          La valeur d’usage : qui correspond à la valeur de remplacement, c'est-à-dire au fond qui serait nécessaire afin de reconstituer l’actif de l’entreprise.
 
Certains éléments peuvent également être tout simplement éliminés car ils sont considérés comme des non valeurs. C’est le cas des frais d’établissement et des frais de recherche et développement dans certains cas.
par Nicolas Simonnet publié dans : Valorisation d'entreprise
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 17 août 2007
Cette première méthode met en évidence le droit du cédant à tirer des bénéfices de sa vente. L’actif net comptable est en effet déterminé par différence entre les actifs et les dettes. Il s’agit des capitaux permanents.
 
La formule est donc :      
V = ∑actifs – ∑dettes
 
Cette méthode, fort simple, ne donne bien évidemment qu’une première idée de la valeur de l’entreprise. Il convient de confronter le résultat obtenu avec ceux d’autres méthodes. Le calcul, rapide à effectuer, permet de poser les bases de la réflexion sur la valorisation de l’entreprise.
par Nicolas Simonnet publié dans : Valorisation d'entreprise
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 17 août 2007
Cette approche consiste à valoriser l’entreprise à partir de ses comptes annuels. Cette vision passée de l’entreprise n’est cependant plus très utilisée aujourd’hui. En effet, il convient plutôt d’évaluer l’avenir de celle-ci.
Néanmoins, la méthode peut servir de point de départ de l’évaluation et reste par ailleurs au goût du jour pour la valorisation de certains types d’entreprise comme les sociétés de portefeuille.
par Nicolas Simonnet publié dans : Valorisation d'entreprise
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 9 août 2007
Cette approche met en avant les flux futurs de l’entreprise dont la valeur dépend dès lors de sa capacité à générer des flux de trésorerie.
 
Ainsi, il est possible de considérer que « la valeur de l’entreprise pour un investisseur est la somme actuelle de son rendement futur ». Il s’agit donc d’actualiser les montants que l’investisseur prélèvera dans le futur sur l’entreprise, ce qui amène à la formule suivante (formule d’Irving-Fisher):
 
Vo = ∑(Di/ (1 + t)i ) + Vn/(1 + t)n
 
Avec : Vo la valeur actuelle de l’entreprise ; Di le dividende perçu pour i, de 1 à n ; Vn le prix de revente à l’année n et t le taux d’actualisation. 
 
Mais cette formule est quasiment inapplicable du fait qu’elle requiert la connaissance de Di, Vn et t, trois données difficiles à estimer ce qui ne peut qu’entraîner de forts doutes quant à la justesse de l’évaluation.
par Nicolas Simonnet publié dans : Valorisation d'entreprise
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 5 août 2007
 L’évaluation financière des entreprises est souvent un exercice complexe. En effet, il demande de prendre en compte des éléments très divers, souvent déjà individuellement difficile à évaluer car dépendant de la perspective d’évaluation. La valeur d’une société dépend de ses caractéristiques financières et opérationnelles mais également de ses perspectives de rentabilité.
 
 
La valorisation d’une entreprise en nécessaire lors de différentes opérations qu’il s’agisse d’une acquisition ou cession de titres, d’une fusion/acquisition, … Il est fondamental de connaître avec le plus de fiabilité possible l’élément en question.
 
 
Le but n’est pas d’arriver au prix de l’entreprise, qui n’est fixé qu’une fois les négociations achevées, mais de fixer une fourchette de prix dans laquelle la transaction peut être considérée comme raisonnable.
 
 
Des méthodes, diverses et variées, sont apparues afin de répondre à ce besoin. Elles ne sont pas toutes utilisées en toutes circonstance et leur utilisation dépend de l’entreprise sujette à l’évaluation.  
A titre d’exemple, l’approche patrimoniale reste très utilisée dans l’industrie du fait du rôle centrale de l’outil de production mais est sans fondement dans le cas de la valorisation d’un site Internet.
 
 
L’objectif de ce dossier n’est cependant pas de déterminer les méthodes adaptées à tel ou tel type d’entreprise. Il s’agit d’une liste expliquée, des méthodes utilisées lors de l’évaluation d’entreprise.
 
 
Parallèlement, servant d’exemple, le cas d’une entreprise sera détaillé. A cette occasion, quelques remarques seront faîtes quant à la pertinence de leur approche dans l’étude de ce cas en particulier.

par Nicolas Simonnet publié dans : Valorisation d'entreprise
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 4 août 2007
Qu’est-ce qu’une CCI ?
 
La loi du 9 avril 1988 définit la vocation des compagnies consulaires comme telle : « les Chambres de Commerces et d’Industrie sont auprès des pouvoirs publics les organes des intérêts commerciaux et industriels de leur circonscription ».
 
Une chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) est un établissement public administratif de l’Etat placé sous la tutelle des Ministères de l’industrie et du commerce. A la charnière des secteurs public et privé, corps intermédiaire entre les pouvoirs publics et les entreprises, la CCI est dirigée par une assemblée de membres titulaires, chefs d’entreprise élus au suffrage direct par l’ensemble des industriels, commerçants et prestataires de service de son territoire. Les membres titulaires élisent les Membres du Bureau lesquels élisent un Président.
 
Représentation du mode d’élection des membres titulaires de la CCILR :
  
CCI.Organigramme.JPG 

L’originalité du statut est accompagnée d’un réel pouvoir économique permettant à chaque CCILR d’assumer son rôle de moteur de l’économie et de remplir ses missions fondamentales :
 
-          Etre un lieu de rencontre entre les entreprises qu’elle représente et les pouvoirs publics (collectivités territoriales, Département, Région …) ; c’est une mission de représentation et de consultation.
 
-          Animer, développer, promouvoir son espace économique : « la circonscription ».
 
 
On compte aujourd’hui en France (métropole et DOM-TOM) 159 CCI et 20 CRCI (Chambre Régionales de Commerce et d’Industrie). Ces dernières exercent deux missions principales :
 
La représentation des intérêts régionaux de l’industrie et du commerce auprès des pouvoirs publics.
La coordination des moyens des CCI de la région pour la réalisation d’actions d’intérêt général.
 
Les grandes orientations de la CCILR
 
La chambre de commerce et d’industrie développe 4 grandes missions :
 
-          Contribuer à la création et au développement des entreprises de sa circonscription
-          Participer au développement territorial
-          Gérer et développer des infrastructures portuaires (port de pêche, port de commerce) et aéroportuaire (aéroport de La Rochelle en ré)
-          Contribuer au développement de la formation initiale (Groupe Sup de Co La Rochelle) et à la formation professionnelle (CIPECMA)
 
Certaines de ces missions sont assurées directement par la Chambre (le développement de l’aéroport) et d’autres missions se réalisent en partenariat avec les collectivités locales, régionales de l’Etat, ce sont notamment les actions portant sur le développement local et l’aménagement du territoire.
 
Le directeur général assure la direction du personnel et la coordination entre les services lesquels ont pour mission de mettre en œuvre la politique et les objectifs définis par les Membres Elus.
 
Le tissu économique des entreprises
 
Le territoire de la CCI de La Rochelle regroupe 10500 établissements en activité, soit une hausse de 27% en 4 ans.
Les établissements de la CCILR se répartissent ainsi : 
 
  CCI.graph.JPG
                                   
 
Les entreprises de la circonscription sont majoritairement de très petites entreprises, de moins de 10 salariés, puisque seules 900 entreprises dépassent cet effectif.
 
 
Les services proposés aux entreprises et aux collectivités
 
Aménagement foncier :
 
Aménagement au bénéfice des entreprises avec la construction, en ce moment, de 6 ateliers à louer et des « Bureau d’Aunis ».
 
Information économique :
 
Visant les élus et services de la CCILR, les institutions et collectivités, les groupements, syndicats professionnels, associations et entreprises, la CCILR a mis en place :
-          Un observatoire du commerce et des services en cours
-          Des informations sur l’économie dans la recherche d’information : une librairie économique, la réalisation de dossiers documentaires personnalisés, et des fichiers d’entreprises locales ou départementales
-          L’accès en libre service à des outils informatiques, et à Internet
-          Un site Internet www. larochelle.cci.fr
 
Appui à la création et au développement d’entreprises :
 
La CCILR a mis en place un système d’accueil et d’orientation vers des espaces de documentation comprenant des fichiers entreprises, des études sectorielles, des bases de données entreprises et des études internationale. Elle essaye également de sensibiliser par des conférences d’information et des formations, à la création et à la reprise d’entreprises.
Par ailleurs, la CCILR assure l’accompagnement des entreprises en matière de gestion, de financement, de droit, d’agencement, de qualité, d’environnement et de sécurité. Elle aide également les entreprises dans leurs premiers échanges avec l’international.
En ce qui concerne la transmission – reprise, la CCILR met à disposition une base de donnée repreneurs PME, Transcommerce – transartisanat (journal d’annonces pour la cession/reprise de TPE). De plus, elle assure des permanences professionnelles pour conseils juridiques, fiscaux, et sociaux personnalisés.
Enfin, elle assure l’instruction de dossiers d’aides publiques, et un accompagnement aux formalités (Centre de formalités des entreprises).
 
Appui aux collectivités :
 
La CCILR, en plus de l’aide quelle apporte aux entreprises, soutien les collectivités dans leurs nombreuses missions. Ceci passe par la représentation des entreprises aux Conseils de développement, l’expertise de projets d’entreprises pour le Conseil général, la rédaction de Chartes d’urbanisme commercial, de  chartes d’équipement hôtelier, ou encore de schéma départementale d’élimination des déchets : organisation de collectes de déchets par filières.
La CCILR a également un rôle dans des missions de restructuration ou de redynamisation des villes. Par exemple, elle assure les missions suivantes :
-          Etude de rénovation des centres villes, création de multiservices, rénovation de marchés
-          Opération de restructuration de l’artisanat et du commerce
-         Diagnostic – accompagnement des entreprises des zones de redynamisation urbaine de La Rochelle.
par Nicolas Simonnet publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 3 août 2007
Qu'est-ce qu'un gap? Il s'agit du saut d'un cours. Par exemple, un titre clôture à 25€, le lendemain il ouvre à 27€, et à aucun moment de la journée le trou entre les deux cours n'est comblé.
Il existe plusieurs type de gap, en voici un:

Breakaway-gap.JPG

Il s'agit là d'un breakaway gap, on voit parfaitement à gauche le cours du titre qui baisse, et tout à coup, un gap ou pour être plus précis un beakaway gap puisque celui-ci vient rompre avec la tendance et engendre une hausse du titre. 
Dès lors, la tendance est haussière et comme la figure est comfirmée (le gap n'est pas comblé), il s'agira là d'un support du cours.
par Nicolas Simonnet publié dans : Bourse
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 2 août 2007
La mise en évidence du capital immatériel, méthode de valorisation soustractive :
 
Le capital immatériel peut être rapproché de l’écart entre la valeur de marché et la valeur comptable.
Cependant, deux problèmes se posent. Premièrement, le capital immatériel n’est pas la seule variable à l’origine de cet écart. Deuxièmement, cette méthode n’est pas exploitable car elle ne permet que l’obtention d’une valeur globale de l’actif immatériel, et ne donne pas la répartition de cette valeur sur les différents actifs qui le composent.  
Il faut donc considérer cette méthode comme une simple technique de mise en évidence de l’existence du capital immatériel. 
par Nicolas Simonnet publié dans : Valorisation d'entreprise
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Catégories

Pour en savoir plus

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus