Le modèle de Bates permet l’obtention d’une valeur qui prend en compte les dividendes encaissés jusqu’à la cession et le produit de la cession.
L’apport de ce modèle réside dans sa prise en compte d’un grand nombre de paramètres. Sont en effet retenus :
- le Price Earning sectoriel à l’instant de l’évaluation
- le pay-out
- le taux de rendement demandé sur le marché des actions
Le raisonnement mathématique amenant à l’équation finale est lourd et ne sera pas présenté ici. Retenons cependant que l’usage du modèle est simple puisqu’il existe des tables, les tables de
Bates, qui donne immédiatement le résultat à l’équation (dans la pratique une calculette programmable est utilisée !).
Cette méthode est assez usuelle dans le cas d’évaluation de sociétés cotées.
Le raisonnement est le même que ci-dessus, mais cette fois la valeur de certain éléments du bilan est réévaluée.
Il ne suffit plus d’utiliser la valeur comptable de chaque élément du bilan mais d’en évaluer leur véritable valeur économique.
Différentes approches sont alors possibles :
- L’usage de la valeur de liquidation : dans cette situation les éléments de l’actif
sont évalués en supposant une situation de liquidation ;
- La valeur probable de négociation : qui suppose une continuité de l’activité ;
- La valeur d’usage : qui correspond à la valeur de remplacement, c'est-à-dire au fond
qui serait nécessaire afin de reconstituer l’actif de l’entreprise.
Certains éléments peuvent également être tout simplement éliminés car ils sont considérés comme des non valeurs. C’est le cas des
frais d’établissement et des frais de recherche et développement dans certains cas.
Cette première méthode met en évidence le droit du cédant à tirer des bénéfices de sa vente. L’actif net comptable est en effet déterminé par différence entre les actifs et les dettes. Il s’agit
des capitaux permanents.
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La formule est donc :
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V = ∑actifs – ∑dettes
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Cette méthode, fort simple, ne donne bien évidemment qu’une première idée de la valeur de l’entreprise. Il convient de confronter le résultat obtenu avec ceux d’autres méthodes. Le calcul, rapide
à effectuer, permet de poser les bases de la réflexion sur la valorisation de l’entreprise.
Cette approche consiste à valoriser l’entreprise à partir de ses comptes annuels. Cette vision passée de l’entreprise n’est cependant plus très utilisée aujourd’hui. En effet, il convient plutôt
d’évaluer l’avenir de celle-ci.
Néanmoins, la méthode peut servir de point de départ de l’évaluation et reste par ailleurs au goût du jour pour la valorisation de certains types d’entreprise comme les sociétés de portefeuille.